... et que les vacances ne faisaient que commencer.
Si les enfants ont passé l'été au bord de la mer avec leurs cousins (loin de moi pour la toute première fois de leur existence. Les seules nuits sans mes enfants sont celles à la maternité quand je vais mettre au monde un autre enfant justement. Moi, j'ai un peu pleuré ; eux, rien à secouer. Je me dis que c'est grâce aux bases affectives solides que j'ai construites en ne les laissant jamais jusque là. Je sais, c'est une excuse psycho-socio-minable mais c'est un peu vexant de ne pas être réclamée par ses enfants je vous ferais dire d'abord.)
Bref, si les enfants ont passé l'été au bord de la mer avec leurs cousins, mon été à moi-même personnellement a commencé hier soir. Ce cru 2011, bien parti au démarrage pour être baptisé "été de merde pourri" prend finalement d'autres allures.
Bien sûr, il y a eu un déménagement pas vraiment souhaité désiré de tout notre cœur, dans un appartement plus cher et moins beau mais une fois qu'on a dégagé la déco atroce de la propriétaire et qu'on y a mis la notre, il est chouette. Et puis, les chambres des enfants sont mille fois plus mieux, alors rien que pour elles, ça vaut le coup. (On a l'impression d'habiter chez nos enfants d'ailleurs...)
Bien sûr, Mamée est montée au ciel, mais ces semaines passées à s'occuper d'elle sont tellement belles, si vous saviez. Douceur, caresses, rires, oui oui, rires. On l'a aimée, accompagnée, choyée jusqu'au bout du bout, elle n'a pas quitté une seule seconde sa maison, sa jolie chambre lumineuse aux murs recouverts de photos, de souvenirs, de dessins d'enfants. Elle est partie tout doucement, comme ça, au petit matin du vendredi 5 août, elle a oublié de respirer. Et puis après, on l'a gardée encore, on a prié pour elle tous les jours, toutes les nuits, et on lui a fait une belle messe, une très très belle messe, la plus belle du monde. C'était même pas triste, c'était doux, beau et plein d'espoir. Plein de l'assurance aussi de la savoir avec mon Papé et leur petite Ninie. Ils veillent sur nous, nous protègent et c'est bon.
Bien sûr, il y a eu des mots très durs à entendre d'une grande sœur de Maman, mais il y a tous ceux, dix millions de fois plus nombreux, reçus, écrits, lus, dits par notre famille, nos amis et vous ici. Merci merci merci.
Et bonnes vacances ;-)